Jheferson Saldaña Valera, chaman et artiste peintre

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Connaissez-vous Jheferson Saldaña Valera ?

Ce chaman venu du coeur de la forêt amazonnienne, est arrivée en Europe pour présenter son art visionnaire.
A travers cette interview, vous pourrez goûter à son amour de la nature et de la vie.

 

Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 02 - Copie Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 03 - Copie  Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 04
Crédits photo : Léna Jaros, « Mundo Felino » peint par Jheferson Saldaña Valera (ONANYATI)


Retranscription de l’nterview :

Bonjour, aujourd’hui nous allons explorer de nouveaux possibles avec Jheferson Saldaña Valera.
         Dans cette interview, il nous parlera de son chemin de vie de la jungle amazonienne de Pérou jusqu’en Europe, ensuite nous allons parler de ces engagements dans la voie chamanique, dans sa vie d’artiste-peintre et de sa vie entre les deux cultures. Enfin j’aimerai avoir son avis sur ce qui peut rendre les gens plus heureux aujourd’hui.

L: Bonjour Jheferson !

J : Bonjour Léna ! Je suis content de pouvoir partager ma vie et ainsi pouvoir donner mon opinion sur la vie, la nature, et beaucoup d’autres choses d’un pointde vue chamanique, artistique…

Je peux te dire que j’ai une une enfance très belle. Je suis né à Pucallpa au Pérou, dans la jungle amazonienne.
Depuis petit j’ai beaucoup été dans la jungle, je crois que ça a beaucoup joué dans ma vie, parce que ça m’a permis d’avoir une connection très forte avec la nature.
Jusqu’à mes 5-6 ans, j’étais toujours avec mes grands-parents, parcequ’ils sont de la jungle, de la campagne.
J’étais un enfant très très heureux à chaque fois qu’on allait dans la jungle, surtout pour manger les fruits, pêcher et m’amuser comme tous les enfants : être dans son monde intérieur, et voir la nature comme un lieu de vie, comme un paradis. Merveilleux, non ?

Mon enfance était très belle, je faisais beaucoup d’activités et dès 12 ans j’ai commencé la peinture, c’était un passe-temps pour moi, je n’aurai jamais imaginé que ça devienne une passion et encore moins mon métier !
A l’école un professeur d’art m’appris les bases du dessin et ensuite j’ai commencé à peindre. C’était une peinture plutôt fantastique, depuis petit j’étais dans un imaginaire avec un monde peuplé d’Esprits et je ne comprenais pas ce qu’ils étaient vraiment. J’ai commencé à peindre des paysages, la jungle amazonienne, des animaux, des Esprits… sans savoir qu’ils existaient vraiment !

Mon enfance fait toujours partie de moi, c’est mon monde intérieur. Ensuite, adolescent j’ai fini le second cycle et je ne peignais presque plus, faute de temps.
A l’Université j’ai étudié les sciences de la comunication et durant cette période je n’ai plus peins, j’étais beaucoup plus occupé à étudier le journalisme, la télévision, la radio durant 5 ans.
Et j’ai commencé à travailler comme journaliste dans la ville où j’ai étudié, à Wanuco, dans la zone centrale du Pérou aux pieds des montagnes andines.

Un jour, alors que je travaillais, ma mère m’appelle et me dit qu’un français aimerait me connaître.
Jean-Michel Gassend vient me voir au Pérou pour me présenter un projet très intéressant, qui a pour objectif de valoriser notre culture, nos mythes, nos légendes… [le projet en question : ONANYATI]
Et pas seulement qu’en peinture, mais aussi en mixant la sculpture et la peinture.
Ce projet m’intéressait beaucoup, et me relança dans la peinture. Je montrai mes anciennes peintures à Jean-Michel, elles représentaient surtout des paysages, la jungle, les animaux… mais il cherchait de quelquechose de moins commun : l’art visionnaire !
C’est à dire représenter la vision des mondes invisibles, en d’autres termes le monde montré par les plantes.

J’ai accepté le contrat et c’est à ce moment-là que j’ai changé de vie : ma vie de journaliste, d’une personne professionnelle dans le domaine de la communication, et je suis retourné à Pucallpa pour m’occuper de ce projet et prendre des responsabilités parce que Jean-Michel avaient besoin d’aide pour mettre en marche ce projet parcequ’il ne vit pas au Pérou.

C’est grâce à ce projet que j’ai repris la peinture, et j’avoue qu’au début ce n’était pas simple de lui apporter ce qu’il attendait, comme je n’avais pas pratiqué depuis longtemps.
Petit à petit je m’y suis remis et jusqu’à aujourd’hui il y a un résultat bien meilleur à ce que je pouvais faire jusque-là.
En revenant à Pucallpa, je voyais bien que je ne pouvais pas mener à bien ce projet seul, j’ai donc commencé à réunir des artistes peintres et sculpteurs.
Nous avons créé l’association ONANYATI, La Sagesse des anciens, afin d’être plus fort et pour pouvoir présenter nos oeuvres aux collectivités territoriales. J’ai été de nombreuses années président de cette association : je m’occupais de la partie administrative et de la supervision des oeuvres.. Nous étions très content de pouvoir travailler et de s’investir ensemble dans ce projet.

Ensuite ces scultptures sont allées en France et c’est là-bas que nous avons commencé à exposer lors de diférents évènements et festivals.
Je suis content parce que dans tout les cas ça permettait de valoriser l’art d’Amazonie.
Parce que c’est à travers l’art que nous pouvons réellement tout donner. Nous pouvons montrer que notre culture n’est pas entrain de se perdre, qu’elle n’est pas morte.
C’est vivant, les Esprits sont vivants et nous les représentons dans chacune de nos oeuvres.

Maintenant que je vous ai présenté « Jheferson et sa vie », « Jheferson et son project artistique », je vais vous présenter une autre facette de Jheferson : celle du monde chamanique.

Mon grand-père était un homme-médecine, il était curandero à Pucallpa et aux alentours en Amazonie. Il a été guériseur 50 années de sa vie, puis les Esprits l’ont emportés…
A sa mort, j’avais un peu moins de 13 ans, quasi 14 ans, et j’étais très curieux de ce qu’il faisait. Parce que je le voyais faire des soins mais je ne comprenais pas vraiment le fonctionnement des plantes et des Esprits. Je ne comprenais pas parce que j’étais très jeune et en plus je crois que mon grand-père ne désirait pas que ces fils ou personnes de sa famille entre dans ce monde chamanique parce qu’il y connaissait la complexité et les dangers.

Quand il mourut à mes 14 ans, ce fut ma première expérience avec les plantes, particulièrement avec l’ayahusca.
Mes premières prises me faisaient surtout émerger des visions, des couleurs, dans les mondes invisibles mais sans vraiment me rendre compte… sans avoir conscience de ce qu’il se passait.
Quelques années passèrent… et un moment que je compris que je n’avais pas à jouer avec les plantes et ce que j’avais réellement à continuer un travail de la lignée familiale.

Sur mon chemin, j’ai appris avec de nombreux chamanes, principalement avec les shipibo.
Avec les années j’ai été bien imprégné du monde des plantes, des éléments et on peut dire que les plantes m’ont beaucoup aidé : elle m’ont donné la force pour pourvoir aider les autres à mon tour.
Et en même temps j’avais un travail personnel, intérieur, qui se faisait parceque je suis aussi un être humain et j’ai besoin de travailler sur certaines choses dans ma vie. Parce que tout ce travail se faisait, j’ai passé de nombreuses étapes dans ma vie.

Cette voie n’est facile, au point que j’ai voulu laisser tomber les plantes…
Il m’en arrivé de penser que c’était trop difficile et que je ne pouvais pas continuer et que ma vie pourrait être meilleure sans les plantes. Mais après j’ai compris que non, que c’est mon chemin. Chemin que je continue toujours aujourd’hui.
L’apprentissage n’est pas terminé, et pour dire vrai, il n’y a pas de fin. Malgré tout je me sens très jeune, j’ai 17 ans d’expériences avec les plantes médicinales, les plantes de pouvoir et je continue à apprendre.

Aujourd’hui je suis un apprentissage très fort avec le tabac, et je découvre à chaque fois des choses qui viennent de monde très subtils, et en même temps je peux voyager dans des mondes très intéressants où il y a de nombreuses connections avec les Esprits, qui me donnent beaucoup d’informations. C’est là d’où vient le véritable savoir, non ?
C’est ainsi que je continue le chemin.

L : Tu voyages entre deux cultures, et qu’est-ce qui selon toi pourrait rendre les gens plus heureux du côté de l’Occident ou du Pérou ?

J : En fait, les réalités de l’Occident et de Pérou sont très différentes. Il est vrai que les occidentaux sont en recherche. Et ceci est bien, parce que c’est sur le chemin que l’on trouve beaucoup de réponses.
J’ai compris que les gens en Occident, se jettent dans les drogues, sans connaissances, causant leur propre perte. Mais c’est de manière inconsciente, pas par plaisir. Parce que réellement ils sont en recherche de réponses.
Nous, en Amazonie, nous ne consommons pas de drogues. Nous utilisons les plantes médicinales parce qu’il y a un effet qui nous permette de voyager dans notre monde intérieur. Ce qui nous permet de nous analyser, de nous comprendre et guérir nos blessures. Pour moi l’utilisation de plantes médicinales m’a vraiment aidé sur le chemin spirituel.

Ca me rend très heureux quand je vois les gens qui s’engagent sur la voie des plantes et quand je vois les resultats, parce qu’ils suivent leur rêve qui est précisement sa propre guérison par les plantes.
Malgré tout, plusieurs personnes ne connaissent pas le monde des plantes maîtresses, mais je peux assurer que plusieurs personnes ont été guéries de leur problèmes intérieurs, et je sais que qui les personnes font ce travail très sérieusement peuvent se guérir.

La volonté est très importante, la foi est très importante, les plantes maîtresses fonctionnent bien quand il y a le réel désir de se guérir.
De plus, dans ces mondes nous comprenons que nous nous ne sommes jamais vraiment seuls, qu’il y a des Esprits qui nous accompagnent pour notre bien-être, pour rester en bonne santé et pour être heureux. En communion avec tous.
Nous, de toute façon, nous sommes en connection avec les plantes, parce que nous nous savons que ça fait partie de nous. Les plantes, les animaux… ça fait partie de nous.
Nous, nous ne souhaitons pas être séparés, alors que les occidentaux préfèrent être séparée au lieu de faire partie du tout. Nous sommes comme unis et nous pouvons sentir cette connection et ainsi c’est plus facile pour nous, pour nous guérir,
pour guérir notre mal-être intérieur.

L : Merci beaucoup Jheferson pour toutes ces informations. Je te souhaite une belle vie !

J : Merci à toi, c’était très agréable de pouvoir partager tout ceci et en même temps de pouvoir donner ce message. Néanmoins, je ne souhaite pas dire que n’importe qui peut travailler avec les plantes. Parce qu’il faut faire très attention.
Les plantes proposent un chemin très sérieux et il faut l’utiliser avec beaucoup de responsabilité et surtout avec de de la discipline. Mais si c’est fait avec foi et amour, il peut se passer beaucoup de choses.

L: Merci beaucoup !


Les autres oeuvres avec interview de Jheferson Saldaña Valera :
Oeuvre n°1 : « Puma guardián » Le puma, un gardien du monde spirituel chamanique
Oeuvre n°2 : « Planta del arte » L’Ipobékéné : une plante d’amazonie qui initie l’art shipibo
Oeuvre n°3 : « Medico Toé Sanguinea » La médecine du Toé Sanguinea
Oeuvre n°4 : « Neshe Rao Spirit » La médecine du Neshe Rao pour notre enfant intérieur
La suite bientôt !

Pour aller plus loin :
– Site et le facebook de Jheferson Saldaña Valera : www.jheffau-art.com et  www.facebook.com/jheffauart
– Interview : Jheferson Saldaña Valera, chaman et artiste peintre
– Interview : L’art visionnaire chamanique de Jheferson Saldaña Valera
– Présentation de son association : ONANYATI, l’art au service des cultures amazoniennes
– Site et le facebook de l’exposition « La Libertad, un otro camino » en 2015 à Lyon (France) : http://expolalibertad.lenajaros.com et www.facebook.com/expolalibertad




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Jheferson Saldaña Valera, chamán y pintor

¿Sabes Jheferson Saldaña Valera?

chamán venido del corazón del bosque amazonia ,
llegado a Europa para presentar su arte visionario.

A través de esta entrevista, usted puede probar su amor por la naturaleza y la vida.

 

Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 02 - Copie Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 03 - Copie  Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 04
Crédits photo : Léna Jaros, « Mundo Felino » pintado por Jheferson Saldaña Valera (ONANYATI)

Transcripción de la entrevista :

Hola, hoy vamos a explorar nuevas posibilidades con Jheferson Saldaña Valera.
En esta entrevista, habla sobre su trayectoria de vida de la selva amazónica de Perú a Europa, entonces vamos a hablar de estos compromisos en el camino chamánico en la vida del pintor-artista y su vida entre los dos culturas. Por último, me gustaría conocer su opinión sobre lo que puede hacer que la gente más feliz hoy.

L : Hola Jheferson !

J : Hola Léna ! Bueno estoy contento de poder compartir mi vida y asì poder tambien dar mi opinion concerniente a la vida, a la naturaleza y muchas cosas mas que se puede compartir tanto chamanico, tambien tanto en el campo artistico…

Puedo decirte que tenido un enfancia muy linda y nacido en el Perù en la selva amazonica,
precisamente en Pucallpa.
Desde muy pequeño estado mucho el la selva, creo que esto es ido un factor muy importante en mi vida porque eso ha permitido de tener una conexión muy fuerte con la naturaleza.
Ya desde los 5-6 años estaba siempre con mis abuelos, porque ellos son de las selva, del campo. Entonces, yo era un niño muy muy muy feliz, cada vez que ellos habia ir a la selva
sobretodo para comer las frutas, tambien pescar y divertirme como cada niño,
ser en su mundo interior, que puede ver la naturaleza como un lugar de vida, como un paraìso… Magnifico, no ?

Mi vida de niñesa hacido muy muy muy linda con muchas actividades y ya los 12 años empezado en la pintura pero sobretodo hacido màs por un pasatiempo, nunca pensado que esto llegaria hacer mi passion, mi trabajo de hoy en dia.

Estuve a la escuela aprendiendo a un primer lugar como un profesore de arte de la escuela que me enseño basicamente algunas tecnicas de dibùjo y cosas asi y despues voy a empezear a pintar.
Pero era une pintura muy fantasiosa, ya desde pequeño ya tenia una imaginaciòn de mundo de los espìritus y no entendiendia que cosa era realmente. Empezea a pintar ya a los paìsajes, la selva, los aimales, los espìritus sin saber era realmente que si existia !

Pero en mi niñesa era parte de mi, era mi mundi interior. Y despues ya de adolescente termine el secondario, el colegio, y poco empezea a dejar la pintura realmente, porque al principio para mi sola un pasatiempo.
Despues hace mis estudios universitarios, estudiando las sciencias de la comunicaciòn y durante este periodo ya no vuelve a pintar, entonces estaba màs muy con penetrado lo que era el periodismo, la televisiòn, la radio, y a los 5 años pasaron yo termine la carera y posteriormente empeze a trabajar como periodista en la cuidad donde hice mis estudios, en wanuco, que esta en la zona centrica del Perù, se llama cerra de selva. Es realmente de allì empieza la cierra que serìa en el Perù de los andes.

Y entonces, estuve trabajando en allì y un dìa mi madra llega comunicarse conmigo y me dice que un extranjero, un francès, tenia mucho interes conocerme. Yo estaba contento de conocer esta parsona. Pero y asì fue !
Jean-Michel Gassend el vino hasta la cuidad donde yo vìa, dondé trabajaba y entonces él viene y me habla de un proyecto muy interesante que se basaba en revalurar al Amazonìa, revalurar nuestra cultura, los mythos, las leyendas… [el proyecto : ONANYATI]
pero no ya simplement en pintura, sino una arte tal vez màs complejo porque ya mixtaba la escultura y la pintura.
Me parecio muy interesante este proyecto pero yo ya estaba un poco alejado de la pintura
y para mi era un revoleto. En este momento Jean-Michel Gassend le ha visto mi trabajo que yo hacìa y pero esta màs basado en el paisaje, en la selva amazonìca, animales…
El me hablaba de algo que era afuera de lo comùn, era el arte visionario. Es la visiòn del mundo invisible, en otras palabras las plantas.

Yo acepte este reto y es allì que deje todo mi vida realmente : mi vida de periodista, de una persona profesional en el campo de las comunicaciones.
Y me fui a Pucallpa a derigir este proyecto porque él estaba al mismo tiempo responsabilisando porque necesitaba ayuda para poner el marcho el proyecto porque él no vive en Perù. Entonces yo acepte.

Entonce allì ya con el proyecto que de es allì regressaba al la pintura y seguro que al principio no era muy simple poder pintar lo que tenia que ser porque no habia praticado y ya no habia a suprelacion y la tecnicas de pintura.
Poco a poco empeze a pintar y hasta hoy y hoy en dìa hay un resultado y puedo decir que es màs impresionamente que puede hacer ahora.
Regresando a Pucallpa, bueno, el proyecto no se podria hacer solo, no ?
De esta manera empiezo a juntar un grupo de artitas : des pintores, escultores
y teniamos asì la necesidad de crear como una asociaciòn par que tener un mejor espalda y sea màs facìl poder tambien trabaja y poder tambien presentar a los goviernos locales y para que todo sea mucho màs legal con nos trabajos que se hacias.
Bueno se hizo, se creo la asociaciòn y por muchos anõs estuve como presidente
responsabilisandome de todo la parte administrativa y asì también la supervision
de las obras. Estabamos muy contentos de poder realmente trabajar y al mismo tiempo
estabamos muy con penetrados con este proyecto junto de mis amigos y yo.

Y despuès estas esculturas envenido a Francia donde es aquì has empezado a mostrar expositiones en diferente eventos, festivales. Estoy contento porque de alguno otre manera se revalora el arte amazonico. Porque es a travès del arte es donde realmente podemos dar todo. Podemos mostrar que la cultura en realidad no esta perdida, no esta muerto.
Esta y vivo, los espiritus estan vivos y eso que los otros se interpretamos con cada uno de
nuestro trabajo. Y, bueno, es asì fue como se pasò.

Ahora, esto es une vida de « Jheferson y su niñes » y « Jheferson y su proyecto artistico » y
tambien Jheferson tiene une otra vida : que es el mundo del chamanismo.

Mi abuelo era un hombre de medicina, él estuvo curando en Pucallpa y el otro lugares del Amazonia. El hacido curandero hasta 50 años, y despues de sus 50 años los epiritus se los llevaron…
Cuando él muriò yo tenia aproximativamente 13 años quasi por cumple 14 y yo era muy curioso porque le hacia. Porque lo véia el curaba pero no entendia realmente el fonctionamientos des las plantas de los espiritus. Y no entendia porque era muy joven
y ademas mi abuelo no queria en realidad que los hijos o que este familia entre en este mundo porque sabia la complexidad y los peligros lo que concierne el mundo chamanìco.
Entonces cuando él muere ya mis 14 años, estuve mi premiera experiencia con las plantas
y especial con el ayahusca.
Al principio en mis tomas estaba màs emergido en las visiòn, en color, en los mundos invisibles pero sin darme cuenta realmente… sin concienta en que me estaba etiendo. Y al los trancurir los años… a un momento me daba cuenta que no es jegado a las plantas asì por amasarno que que tenìa que realmente continuar el linare familial.
Entonces es asì que empezado ya un proceso de aprendisajé serio donde ya esto ingloba las dietas y mucha disciplina para hacer el camino de curandero.

En mi trayecto es esta con mucho chamanes, curanderos, shipobos sobretodo y pasando los años se ido realmente aprendido estando bien penetrado con las plantas, con los elementos y bueno puedo decir que las plantas me ayudaron mucho me dado su fuerza para tambien yo ayudar.
Y al mismo tiempo habìa un trabajo personal que hacìa porque despuès se daba cuento que yo soy un ser humano y necesito trabaja ciertas cosas en mi vida.
Entonces todo esta trabajo se ha hecho, es por eso que pasa muchas etapas en mi vida no muy sensillas, hasta tal punto que yo queria dejar las plantas porque pensaba que esto es muy dificil y no puedia continuar y qué podia ser mi vida mejor sin las plantas.
Pero después comprendì que no, que mi camino era esto y que se tenìa sigo asì contuanar asì hasta hora. El aprendasajé no esta terminado y nunca se va terminar en realidad y todavia me sento muy jovén y haban 17 años de experiencias con plantas medicinales, con plantas de poder y todavia sigo aprediendo.

Y ahora estoy con aprendasajé muy fuerte que esta con el tabaco y descubrò cada vez cosas que ven mundos màs subtiles y al mismo tiempo puedo viajar en mundos muy interesantes donde hay muchos conexión con los espìritus, donde dan mucho information. Desde esta realmente la verdad sabidurai, no ? Y bueno, es asì como continuo el camino.

L : Viajas entre dos culturas, y lo que piensas puede ser que haga las personas más felices en Occidente o Perú?

J : Mira, la realidad es tanto en Occidente como en el Perù en Amazonìa son muy diferentes. Es verdad que las personas en Occidente estan en busqueda. Y esto esta bien, porque asì en este camino van en encuentrar muchas repuestas.
Yo entiendo que la gente y las personas aquì en Occidente sin tener un conocimiento
se meten en mundos de drogas y cosa asì, cosas de destruye asì mismo pero es de una manera inconciente, pero no es por gusto. Es por realmente estan en busqueda de respustas y por eso lo hacen.
Y nosotros en Amazonìa no consumimos drogas, consumimos plantas medicinales, plantas de poder porque tienen un efectos para poder viajar a nuestro interior y para poder analisar, comprender y curar nuetras herridas.
Para mì la alternativa de hacido la plantas medicinales realmente me apodido, me ayudan mucho en el camino espiritual.

Y encuentro mucha felicidad cuando veo a las personas que estan siguiendo el mundo de las plantas y cuando veo que hay resultados, cuando hay un objectivo y que sean trasado y que sigen sus sueños que es presisamente su autocuraciòn con las plantas.
Entonces muchas personas no conocen todavia lo que son las plantas maestras, pero yo puedo asegurar que mucha gente estas curando de sus problemas internos, y yo sé que si los personas arian un trabajo muchos màs serio podria curarse.

La volontad es muy importante, la fe es muy importante, las plantas maestras fonctionan muy bien cuando hay realmente este deseo de curarte.
Entonces allì nos damos cuenta que realmente no estamos solo, que hay espiritus que vean por nosotros para poder estar bien, para poder estar sanos y para poder ser felices.
En comuniòn con todos.

Nosotros de alguno otra manera, estamos en conexión con las plantas porque nosotros sabemos que es parte de nosotros, las plantas, los animales… es parte de nosotros.
Entonces no queremos esta afuera, tal vez de los occidentales prefieren estar afuera que estar adentro. Nosotro estamos como unidos y es sentido puede esta conexión es asì y es màs facil para poder curarnos, para poder curar nuestro malestar interno.

L : Muchas gracias Jheferson y te deseo una vida hermosa.

J : Muchas gracias a tì, asido muy bonito poder compartir y al mismo tiempo dar este mensaje.
Tampoco no quiero decir que todos tienen que acudejar con las plantas porque hay que tener mucho cuidado. Las plantas es un camino muy serio y hay que tomarlo con mucha reponsabilidad y sobretodo disciplina. Pero si los haces con amor y con fe, si puede lugar muchas cosas.

L : Muchas gracias :)


Las otras obras de Jheferson Saldaña Valera :
Obra n°1 : « Puma guardián » Puma, un guardián de chamánico mundo espiritual
Obra n°2 : « Planta del arte » Ipobekene : una planta que inicia el arte amazónica Shipibo
Obra n°3 : « Medico Toé Sanguinea » Medicina de Toé Sanguinea
Obra n°4 : « Neshe Rao Spirit »  Medicina Neshe Rao para nuestro niño interior
Siguiendo pronto !

Para ir más lejos :
– Sitio y facebook Jheferson Saldaña Valera : www.jheffau-art.com y www.facebook.com/jheffauart
– Entrevista : Jheferson Saldaña Valera, chamán y pintor
– Entrevista : chamánica Visionary Art Jheferson Saldaña Valera
– Entrevista : Presentación de la asociación ONANYATI, el arte al servicio de las culturas amazónicas
– Sitio y el facebook de la exposición « La Libertad, un otro camino » en 2015 en Lyon (Francia): http://expolalibertad.lenajaros.com y www.facebook.com/expolalibertad




flag english 36 Article in english

Jheferson Saldaña Valera, shaman and painter

Do you know Jheferson Saldaña Valera?

This shaman cames from the heart of the amazonnienne forest,
arrived in Europe to present his visionary art.

Through this interview, you can hear his love of nature and life.

 

Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 02 - Copie Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 03 - Copie  Jheferson Saldaña Valera chaman artiste peintre lenaventures 04
Photo credits : Léna Jaros, « Mundo Felino » painted by Jheferson Saldaña Valera (ONANYATI)

 Transcript of the interview :

Hello, today we will explore new possibilities with Jheferson Saldaña Valera.
In this interview, he speaks about his life path of the Amazon jungle of Peru to Europe, then we will talk about these commitments in the shamanic path in life painter-artist and his life between the two cultures. Finally I would like to get his opinion on what can make people happier today.

L : Hello Jheferson!

J : Hello Lena ! I am happy to share my life and thus be able to give my opinion about life, nature, and many other things from a shamanic perspective, artistic …

I can tell you that I have a very nice childhood. I was born in Pucallpa in Peru, in the Amazon jungle.
Since many young I was in the jungle, I think it played a lot in my life, because it allowed me to have a very strong connection with nature.
Until I was 5-6 years old, I was always with my grandparents, because they are of the jungle, of the campaign.
I was a very happy child at each time we went in the jungle, especially to eat fruits, fish and have fun like all children : being in his inner world, and see nature as a place of life like a paradise. Wonderful, right?

My childhood was beautiful, I was doing a lot of activities and from 12 years old I started painting, it was a hobby for me, I would never have imagined it becoming a passion and even less my job!
At school an art teacher taught me the basics of drawing and then I started to paint. It was fantasy painting :  since I was in a young my inner world was populated by spirits and I did not understand what they really were. I began to paint landscapes, the Amazon jungle, animals, spirits … without knowing that they were real !

My childhood is still part of me is my inner world. Then teenager I ended the second round and I hardly painted, lack of time.
At the University I studied sciences and comunication during this time I have not paint, I was much more busy studying journalism, television, radio for 5 years.
And I started working as a journalist in the city where I studied at Wanuco, in the central area of Peru at the foot of the Andes mountains.

One day while I was working, my mother called me and said that French would like to know me.
Jean-Michel Gassend comes to me to Peru to present me a very interesting project, which aims to promote our culture, our myths, our legends ... [the project : ONANYATI]
And not only in painting but also in combining sculpture and painting.
This project interested me a lot, and I breathed in the paint. I showed my old paintings of Jean-Michel, they mainly represented landscapes, jungle, animals … but he was looking for something less common : visionary art !
i.e represent the vision of the invisible worlds, in other words the world shown by plants.

I accepted the contract and it was at this time that I changed my life : my journalist’life, a professional person in the field of communication, and I returned to Pucallpa to take care this project and take responsibility because Jean-Michel needed help to start this project because he does not live in Peru.

It is through this project that I took the painting, and I admit that at the beginning it was not easy to make him what he expected, as I had not practiced for long.
Gradually I got delivered and until today there is a much better result that I could do before.
Returning to Pucallpa, I could see that I could not carry out this project alone, so I began to meet painters and sculptors. We created ONANYATI association, The Wisdom of the ancients, to be stronger and to be able to present our work to local authorities. I was for many years president of the association : I took care of the administrative part and supervision of works… We were very pleased to work together and invest in this project.

Then these scultptures went to France and it is there that we began to exhibit at diferent events and festivals.
I’m happy because in any case it allowed to value the art of Amazon. Because it is through art that we can actually give everything. We can show that our culture is not spirited to lose, it is not dead. It’s alive, spirits are alive and we represent them in each of our works.

Now that I have presented « Jheferson and life », « Jheferson and artistic project », I will present another facet of Jheferson : that of the shamanic world.

My grandfather was a medicine man, he was curandero in Pucallpa in the Amazon and around. It was guériseur 50 years of his life, and took away the spirits …
At his death, I had a little under 13 years, almost 14, and I was very curious about what he did. Because I saw him do care but I did not really understand the functioning of plants and Spirits. I did not understand because I was very young and in addition I think my grandfather did not want these son or members of his family into this world because there shamanic knew the complexity and dangers.

When he died in my 14 years, it was my first experience with the plants, especially with ayahusca.
My first shots made me especially emerging visions, colors, in the invisible worlds, but without really realize … without being aware of what was happening. Some years passed … and a moment that I realized I did not have to play with the plants and what I really had to continue work on the family line.

On my way, I learned with many shamans, mainly with the Shipibo.
Over the years I was well steeped in the world of plants, elements and we can say that plants have helped me: she gave me the strength to provide help others in turn.
At the same time I had a personal work, interior, which was done because I am also a human being and I need to work on some things in my life. Because all this work was done, I spent many stages in my life.

This path is not easy, to the point that I wanted to drop the plants …
It occurred to me that it was too difficult and I could not continue and that my life could be better without plants. But then I realized that no, this is my way. Path I continues today.
Learning is not over, and to be honest, there is no end. Still I feel very young, I’m 17 years of experience with medicinal plants, plants for power and I continue to learn.

Today I am a very powerfull learning with tobacco, and each time I discover things that come from very subtle world, and yet I can travel to very interesting worlds where there are many connections with spirits , who give me a lot of information. That’s where the real knowledge comes, right? Thus I continue the way.

L : You travel between two cultures, and what you think could make the happiest people on the side of the West  or Peru?

J: In fact, the realities of the West and Peru are very different. It is true that Western are searching. And this is good, because this is the path that we find a lot of answers.
I realized that people in the West, flowing into drugs, without knowledge, causing their own downfall. But it is unconsciously, not pleasure. Because actually they are finding answers.
We, in the Amazon, we do not consume drugs. We use medicinal plants because there is an effect that allows us to travel to our inner world. This allows us to analyze us, understand us and heal our wounds. For me the use of medicinal plants really helped me on the spiritual path.

It makes me very happy when I see people who engage in the way of plants and when I see the results, because they follow their dream which is precisely his own recovery by plants.
Still, many people do not know the world mistresses plants, but I can assure that many people have been cured of their domestic problems, and I know people who do this work seriously can heal.

The will is very important, faith is very important, mistresses plants work well when there is a real desire to heal.
Moreover, in these worlds we understand that we never really alone, there are spirits that accompany us for our well-being, to stay healthy and to be happy. In communion with all.
We, anyway, we are in connection with the plants, because we know that it’s part of us. Plants, animals … it’s part of us.
We, we would not be separated, while Western prefer to be separated instead of being part of everything. We are as united and we can feel this connection and so it is easier for us, to heal us, to heal our inner discomfort.

L : Thank you for all that information Jheferson. I wish you a beautiful life!

J: Thank you, it was great to share all this and at the same time to give this message. Nevertheless, I do not want to say that anyone can work with plants. Because you have to be very careful.
Plants offer a very serious way and it must be used with great responsibility, and especially with discipline. But if done with faith and love, it can take a lot.

L: Thank you very much!


Others artworks & interview with Jheferson Saldaña Valera :
Artwork #1 : « guardián Puma » Puma, a guard of shamanic spiritual world
Artwork #2 : « Planta del arte »  Ipobekene : a plant that initiates the Amazonian Shipibo art
Artwork #3 :  « Medico Toé Sanguinea » Medicine of Toé Sanguinea
Artwork #4 :  « Neshe Rao Spirit » Medicine Rao Neshe for our inner child 
Following soon !

For further :
– Site and facebook Jheferson Saldaña Valera : www.jheffau-art.com and www.facebook.com/jheffauart
– Interview : Jheferson Saldaña Valera, shaman and painter
– Interview : Shamanic Visionary Art Jheferson Saldaña Valera
– Presentation of the association ONANYATI, art at the service of Amazonian cultures
– Site and the facebook of the exhibition « La Libertad, un otro camino » in 2015 in Lyon (France): http://expolalibertad.lenajaros.com and www.facebook.com/expolalibertad


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